Les éveilleurs, Salicande, Pauline Alphen

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Pauline Alphen nous propose dans ce roman une histoire tout en poésie et en douceur.

Nous sommes sur Terre, en 2259, les écrans n’existent plus, notre monde tel qu’il existe aujourd’hui n’est plus. Mais il y a des livres, et presque que ça. Les éveilleurs, c’est avant tout une déclaration d’amour à l’écriture. Pauline Alphen l’embellit par son style mais également par la place qu’elle prend dans la vie de ses personnages. C’est ainsi que j’ai beaucoup apprécié Claris et par opposition son frère Jad ainsi que Ugh et tous les autres qui participent à cette alchimie.

On se laisse donc porter par cette écriture douce et fluide et par l’histoire de ces personnages si bien que les pages se tournent toutes seules. J’ai beaucoup aimé les références littéraires qui parsèment le roman comme Harry Potter ou encore l’oeuvre de Tolkien qui sont comme des clins d’oeil aux lecteurs qui ont aussi lu ces livres et qui ont sans doute éprouvé beaucoup de plaisir.

J’émets cependant quelques réserves que certains pourraient ne pas comprendre tellement ce roman est encensé par la critique à juste titre. J’ai parfois frôlé l’ennui sur certains passages – fort courts – mais rien de grave cependant puisque je vais m’empresser de me plonger dans le tome 2 afin de connaitre la suite de l’histoire. Néanmoins, le ton parfois un peu moralisant sur « les temps d’avant » pendant lesquels les méchants humains n’ont pas pris soin de la planète, ces temps pendant lesquels ils n’ont fait que « scier la branche sur laquelle ils étaient assis » m’agace un peu. Oui, c’est vrai, nous constatons au quotidien à quel point notre comportement n’est pas bon, à quel point nous polluons, à quel point nous ne prenons pas soin de notre planète … ça c’est le constat., certes, oui, très bien, mais que proposons-nous ?

« Le troisième millénaire sera vert était le slogan des hommes politiques éclairés de XXIè s […] Les hommes vivent dans l’abondance et le gaspillage. »

Je suis d’accord de nouveau, maintenant il serait temps de véritablement proposer quelque chose de fiable et de durable afin d’arrêter de se tirer des balles dans le pied … Je reste convaincue que tant que l’on pensera « protection de la Nature » en pensant « économie », donc consommation, donc argent, on risquera alors de ternir notre futur à l’image de ce qu’écrit Pauline Alphen. A mon petit niveau, je n’ai pas l’impression de pouvoir y faire grand chose … Ma voiture ne roule pas à l’air, j’aimerais, mais ce n’est pas le cas :p En attendant, je m’abstiens de toute futilité en usant – dans la mesure du possible – tout ce que je possède « jusqu’à la corde » avant de racheter …

Ce qui est remarquable dans ce roman c’est qu’il a le mérite de poser ces questions, en sachant qu’il est destiné à un public « jeunesse » c’est très bien, pourquoi pas ! Maintenant, j’ai trouvé cela un peu culpabilisant mais peut être suis-je  trop susceptible …

C’était un peu la part sombre de ma lecture qui doit faire écho à des discours qui m’agacent justement parce que ce ne sont que des discours … mais rassurez-vous, cela ne retire en rien du tout le reste du roman qui est vraiment très plaisant. Et je reviens donc sur cette déclaration d’amour à l’écriture, cette dernière est sans doute la réponse à pléthore de nos maux car à travers elle existe un lecteur qui partage des pensées, des sentiments, des ressentis, des réflexions et c’est sans doute cela qui fera durablement changer le monde !

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2 commentaires


    1. Il est particulier j’en conviens et sans doute pas facile à aborder …
      Je peux comprendre que vous n’ayez pas aimé, le style est assez singulier.

      Répondre

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