L’écume des jours, Boris Vian

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« Il serait dangereux d’ouvrir le four actuellement, prévint Nicolas. Il pourrait en résulter une dessiccation consécutive à l’introduction d’air moins riche en vapeur d’eau que celui qui s’y trouve renfermé en ce moment »

Cet ouvrage est un OVNI littéraire.

Dès les premières pages, il s’est emparé de moi un sentiment de perplexité relativement sensible : Mais qu’est-ce que c’est que ça ? J’ai eu l’impression de découvrir un livre de science fiction tout en sachant que ça n’en était pas un. Ce fut là une réelle surprise. Je me réjouis justement d’avoir été surprise. C’est ce qui a été intéressant dans cette lecture, c’est de ne pas avoir été préparé à ce que j’allais y découvrir.

L’écume des jours est donc l’histoire de quelques jeunes gens qui vivent dans un monde à la fois réaliste et insaisissable dans lequel les maladies prennent la forme de nénuphar ou les pianos servent des cocktails en fonction des notes que vous jouez, récit relativement stupéfiant pour lecteur non averti.

Le style de Vian a cela de particulier qu’il met en exergue cette histoire, sa plume vive participe et illustre ce monde particulier dans lequel évolue les personnages ; ces derniers sont sympathiques et attachants. L’auteur joue régulièrement avec la langue rendant son texte profondément singulier, le glossaire des néologismes en fin d’ouvrage en témoigne. Au delà de cet aspect déconcertant, Vian mène une véritable réflexion sur la vie, sur le travail, sur l’aspect désuet de celui-ci, sur l’argent. J’ai beaucoup aimé ces réflexions, cela donne une modernité assez inattendue.

Je souhaite désormais m’intéresser au film qui a été réalisé à partir de cette histoire afin d’en analyser l’adaptation.

Une lecture originale que je vous invite à découvrir.

 

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