Le père Goriot, Honoré de Balzac

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Le père Goriot est l’histoire d’un établissement dans lequel vivent des gens que l’on va observer tout au long du roman. Il y a des gentils, des soumis, des méchants, des indécis, des idiots : « Une des plus détestables habitudes de ces esprits lilliputiens est de supposer leurs petitesses chez les autres. ». Balzac nous propose en fait une galerie de portraits riche et abondante, à l’instar de la comédie humaine qu’il met en place au fil de ses oeuvres.

Monsieur Goriot fait partie de ces personnages amoureux de ses filles comment pourrait l’être un père. Il est touchant et inspire régulièrement une profonde pitié au lecteur que nous sommes. Il va se faire des alliés et des ennemis dans cette pension en surtout en dehors au point de se perdre.

Ce roman traite également – et c’est là la deuxième lecture que nous pouvons en faire – de l’argent ; de l’argent qui corrompt, qui gangrène, qui pollue, qui divise et détruit … Tous les personnages ont ce rapport à l’argent qui les fait se perdre si bien qu’il s’agit pour moi d’un personnage à la part entière : l’être insaisissable et continuellement présent de ce récit qui en sera finalement le grand gagnant : « A nous deux maintenant ! »  Cela permet à Balzac d’aborder habilement les futilités qui sont liées à cet or précieux, les enfantillages, la facilité des relations mondaines mais aussi la misère qu’elles peuvent provoquer. Au fur et à mesure que le père Goriot monte dans les étages de la pension, il devient pauvre …

J’ai beaucoup aimé les réflexions de Balzac dans ce domaine, il va continuellement, tout au long de notre lecture nous amener à réfléchir et à lutter contre les futilités de la vie qui ne mènent qu’à la pauvreté sociale et humaine, Goriot finira seul … J’ai trouvé ce roman résolument moderne, toutes ces réflexions universelles parlent aux êtres humains que nous sommes aujourd’hui, n’était-ce pas là le but de Balzac finalement ? Par ailleurs, la description de la ville de Paris dans laquelle Rastignac cherchera fortune n’est pas si éloignée de ce que nous pouvons nous en faire de nos jours : « Mais Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, nous n’en connaitrez jamais la profondeur ».

Un roman assez dense – malgré les petites 300 pages qui le compose – par la riche galerie de personnages que  Balzac nous propose  et surtout par les introspections qu’il nous invite à parcourir mais cela vaut vraiment le coup de s’y plonger. Bonne lecture !

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2 commentaires


  1. Ayant lu Illusions perdues, je n’ai plus peur de rien concernant Balzac ! J’aimerais bien découvrir rapidement cette oeuvre, d’autant que ta chronique m’a intrigué 🙂

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    1. Dans ce cas je suis ravie de l’avoir écrite cette chronique, Le père Goriot m’a également donné envie d’en découvrir d’autres ouvrages.

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