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Comment l’être humain peut-il boire, manger à sa faim, prendre soin de sa santé dans un milieu hostile dans lequel il ne peut pas survivre ?
Andy Weir revisite le mythe de l’île déserte dans un roman de SF visionnaire.

Une planète déserte et hostile, c’est ce à quoi est confronté Mark Watney alors qu’il est frappé par une antenne lors d’une violente tempête martienne et laissé pour mort par ses coéquipiers. Ces derniers doivent quitter précipitamment la planète sans pouvoir prendre le temps de le retrouver. Mark doit alors s’organiser pour survivre.
Sa vie se résume à l’essentiel : boire, manger, communiquer. Et c’est ce que ces récits nous invitent à faire, à considérer l’essentiel.
A l’image d’un Robinson, il résiste, s’organise et lutte pour sa survie.

Le personnage est particulier et prétentieux, très sûr de lui, il utilise un langage familier ce qui est un peu déroutant au début. C’est d’ailleurs ce qui m’a braquée lors de ma première tentative de lecture : le niveau de langue. Je pense cependant qu’un niveau de langue familier ne gêne en rien la qualité d’une oeuvre. La vie devant soi est un ouvrage écrit à hauteur d’un enfant de 14 ans et regorge pourtant de poésie.

Mark Watney s’adresse à la NASA avec désinvolture voire insolence et c’est étonnant. Il est presque surprenant qu’il ait été sélectionné avec une personnalité comme celle-ci. Ceci dit, il possède alors donc la force mentale nécessaire pour réussir.
Je trouve donc qu’il s’agit d’un personnage particulièrement « facile » qui rencontre tout un tas de problème qu’il sait – de toutes façons – résoudre. Comme par hasard, il est à la fois ingénieur et botaniste. Le personnage – très habile car il sait tout – est au service de l’intrigue voire de l’auteur…
Mark Watney est tellement fort qu’à aucun moment il ne semble avoir peur et c’est presque dommage, cela aurait donné de l’humanité, de la profondeur au personnage.