Violeta, Andrés Wood

violeta

Violeta est une artiste qui, au décès de son père récupère sa guitare comme seul leg.

Elle va alors laisser mari et enfants pour parcourir les routes et s’arrêter là où on souhaite l’écouter. Si on se déplace pour entendre Violeta alors on le fait au risque d’essuyer un violent sermon. Un petit bout de femme qui, debout face à son public dissipé demande le silence, ça force le respect.

Quel destin que celui de Violeta qui toute sa vie cherchera dans ses chansons dans ses mots à exprimer ses émotions pour des auditeurs parfois sourds à ces paroles profondes et à cette musique transcendante. Mais voilà quand la douleur est trop pénible, les mots ne suffisent plus ; quand le public est absent la douleur que l’on porte comme un fardeau n’est plus partagée, alors l’artiste s’en va. Pour de bon. J’ai beaucoup aimé la force, l’importance de la Création comme seul moyen d’expression vital et essentiel. L’échange avec le public parfois laborieux mais fondamental et tellement fragile, cet échange inexistant devient mortel quand le lien se brise. Aussi, la crainte de tout artiste, que la salle se vide, est absolument poignant et superbement bien évoqué et joué.

Une séance de cinéma improvisée sans avoir lu aucun synopsis, aucune critique pour un très bon moment et la jolie découverte d’une artiste au destin extraordinaire. Un film poétique réalisé avec soin où une simple chanson peut prendre la place de tout un dialogue.  Un drame que je vous invite à découvrir.

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