Thérèse Raquin, Emile Zola

thereseraquin

Voici le genre humain dans ce qu’il a de plus glauque, de plus effroyable, de plus maladif.

Un roman noir, sombre qui révèle les parts les plus négatives de deux êtres qui souffrent parfois de culpabilité intestine, parfois d’une soif vengeresse, souvent d’un détachement truculent. Zola nous propose un roman qui met mal à l’aise, qui dégoûte, qui dérange.

Les points de vue internes se succèdent afin de nous offrir avec brio les pensées les plus effroyables de ces personnages à l’existence tragique. Cet ouvrage renferme ce que les faits divers des journaux pourraient raconter en provoquant une indignation de l’opinion publique sans précédent. J’ai aimé ce roman relativement court, aux espaces restreints, aux liens amicaux entretenus jusqu’à la toute fin. La façon dont les protagonistes trompent leur entourage nous décroche souvent des grimaces indignées derrière notre livre ouvert. Thérèse et Laurent, la définition même de ce qu’est faire « bonne figure ». On se met à détester ces personnages que l’on suit jusqu’au bout comme des spectateurs indiscrets, presque des voyeurs, qui tentons de comprendre à quel point l’être humain peut être effrayant.

Une lecture saisissante, du grand Zola.

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2 commentaires


  1. Oh oh je me souviens d’avoir étudié celui-ci pendant mes études… Il faudrait que je me décide à relire tout ces classiques Français par plaisir, et non pas en étant obligée !

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    1. Oui ! Les relectures sont toujours intéressantes, et les classiques français regorgent bien souvent de petites merveilles. Notamment Thérèse Raquin que j’ai vraiment trouvé sombre mais diablement intéressant.

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