Le joueur d’échecs, Stefan Zweig

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Cette nouvelle raconte l’histoire d’une survie. La survie du docteur B qui, alors aux mains de la Gestapo va imaginer les parties d’échec les plus virulentes pour résister aux interrogatoires de ses bourreaux et ce, pendant de longs mois ; l’occasion pour l’auteur de dénoncer les horreurs de cette page de l’histoire sans nous en donner les détails cependant.

L’aspect psychologique du protagoniste est clairement au coeur de l’ouvrage, Zweig nous propose le portrait d’un personnage courageux et profondément tenace mais aussi fort sympathique et modeste. Le rapport au jeu est également fort intéressant et fait écho à la très belle scène du jeune joueur de Vingt quatre heures dans la vie d’une femme où l’addiction est poussée à son paroxysme. Zweig excelle dans ce domaine ! Ses descriptions mériteraient quelques passionnantes études.

« C’est comme si la foudre avait frappé et qu’on guettait, le coeur battant d’appréhension, le grondement du tonnerre qui toujours le suit, mais qui se fait attendre. »

J’ai, par ailleurs, particulièrement aimé cette idée d’utiliser la travail intellectuel comme outil de résistance et de survie en opposition à l’horreur de la guerre et sa barbarie.
Zweig nous offre une histoire rapide mais fort efficace, un ouvrage que je vous recommande !

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