Aventures, Pierre Lafargue

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Avant toutes choses je souhaite remercier Babelio ainsi que les éditions Vagabonde pour m’avoir permis de découvrir ce livre.

Il ne s’agit pas d’un roman mais plutôt d’un essai mais après réflexion … je me demande ce qu’est vraiment cet ouvrage … J’ai eu beaucoup de mal à saisir ce que l’auteur cherchait réellement à nous dire. Les personnages sont mouvants certains apparaissent puis disparaissent sans qu’on puisse ensuite les retrouver, les suivre, c’est frustrant. J’ai rapidement compris que l’auteur ne souhaitait pas faire intervenir de personnages. Soit. Fort bien. Cela faisait peut-être un peu trop « roman »  – quel genre abject ! – Le texte m’a semblé finalement glissant et impalpable.

J’ai déjà eu l’occasion de me plonger dans des essais plus passionnants les uns que les autres, proposant des réflexions construites sur ce qui fait le Monde ou l’Humain. Les pages de ces livres portent encore les noirceurs de mon crayon qui en saisissait frénétiquement toutes les merveilles et les jouissances, ces essais sont pour moi de très beaux souvenirs de lecture, mais là, j’avoue ne pas avoir retrouvé ce à quoi je m’attendais …

Au fur et à mesure l’agacement guette, j’ai cherché un moment à comprendre ce que l’on me disait puis finalement force est de reconnaitre que ce texte n’est finalement qu’un galimatias de pensées plus insaisissables les unes que les autres qui ne font pas vraiment de lien entre elles, voyez plutôt :

« Alors bien sûr, rue qui descendez ou remontez, il ne fallait pas vous attendre à des miracles puisque l’Espace encoléré, à ce stage de son évolution (il manque de jugeote), et malgré nos remarques bien senties, trouve encore que vous ressemblez trop peu aux élytres que deux pensées rivales frottent l’une contre l’autre, dans un bruit épouvantable, pour prétendre à son amour ou sa haine. »

« Mais à aucun moment nous n’avons vu venir la dite conjonction de planètes et la formation du cône subséquent. Il est possible que notre méthode souffre de quelque défaut qui explique ce fiasco, et sans doute n’y a-t-il pas, dans le champ des activités humaines, de parcelle épargnée par l’erreur que nous transportons partout et qui en fientant depuis notre épaule ou elle croasse, permet qu’on nous suive à la trace […] »

Au début d’un chapitre, quand l’auteur aborde un sujet que j’arrive à saisir, je reprends espoir puis la logorrhée s’embrouille encore sans que je puisse en saisir le sens ni le but si bien que malgré mes efforts j’ai renoncé à me plonger plus loin dans ce texte qui m’est complètement passé à côté …

J’ai eu finalement l’impression de lire l’ouvrage d’un prof de fac de Lettres prétentieux qui dispense des cours qu’il est le seul à comprendre en prenant orgueilleusement soin de déconsidérer ses étudiants en les qualifiant d’ignares.

Je me suis laissée séduire lors de cette Masse Critique par cette invitation à la réflexion sur le Monde et ce – ceux qui le peuplent et qui le font ; je suis amèrement déçue.

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